Le rêve d’Annick

Annick, 45 ans, vit actuellement à Rennes. Son métier : essaimer le beau projet d’Osons Ici et Maintenant, en Bretagne. Elle a choisi le mot utopiste pour se définir.

Lorsque tu étais enfant, quel était ton rêve ?

Je crois que j’en ai eu plusieurs. J’en ai eu plein même. J’ai été aussi beaucoup orienté par les rêves que mon père avait pour moi. Aujourd’hui, je me questionne sur quels étaient vraiment mes rêves et quels étaient ceux de mon père. J’ai rêvé d’être pilote d’avion. J’ai beaucoup rêvé d’être dans les traces de Jean-Louis Etienne, dans les traces d’explorateurs, d’aventuriers au long-cour, de navigateurs. Je rêvais de découvrir les étendues du monde. Quand j’ai grandi, j’ai rêvé de sauver le monde, je voulais être juge d’instruction, je voulais être avocate. Et puis, j’ai été une bonne sportive, peut-être qu’à un moment donné, j’ai touché du doigt l’idée d’être championne de quelque chose…

As-tu déjà réalisé un de tes rêves ? Si oui, lequel ?

J’ai voyagé un petit peu, j’ai le sentiment d’avoir défriché des étendues qui me faisaient envie, notamment les Etats-Unis. A deux reprises, je suis partie seule, puis en famille, à la découverte du grand ouest américain, sur les traces des chercheurs d’or. Cela a été très important. Et depuis que je travaille, je n’ai jamais oublié mon rêve de justice, et en fait j’ai le sentiment d’y œuvrer quotidiennement.

Quel est ton rêve aujourd’hui ?

Que ce petit quotidien soit un mouvement plus large. Parce que j’ai aussi le sentiment d’une urgence. Que le fossé se creuse, et qu’il est vraiment fondamental pour notre bien-être à tous d’accompagner chacun à se remettre en mouvement, d’accompagner la marche du monde vers quelque chose de plus juste et durable.

Quelles sont les personnes qui te soutiennent dans la réalisation de ton rêve ?

Mon mari, Christophe, je crois qu’à sa façon, il me soutient, même si parfois, j’ai le sentiment d’apparaître à ses yeux comme une grande idéaliste. Et que ces idéaux peuvent aussi me faire du mal. Parce qu’il sent que ce bouillonnement génère aussi des frustrations et des incompréhensions, qui le sont pour moi, mais pas pour lui. Je crois que mes enfants commencent à comprendre, malgré leur âge, ce que je cherche à faire. Et puis, autour de moi, j’ai des gens qui sont dans la même intention que la mienne. Ce n’est pas uniquement qu’ils me soutiennent, mais on se soutient mutuellement.

Quel serait ton rêve pour les générations futures ?

Mes enfants font partie des générations futures, les enfants de mes copains font partie des générations futures. Donc mon rêve, c’est qu’on atteigne au moins partiellement mon utopie. Qu’on se soit réconcilié avec la planète, qu’on ne soit plus des prédateurs de la planète, mais des habitants respectueux.

Souhaites-tu ajouter quelque chose ?  

Je les invite à regarder la vidéo du projet Blueturn. C’est une expérience, qui est née avec les 500 hommes qui ont eu la chance de voir la Terre de l’espace. Et ils ont vécu une expérience spirituelle : ils ont tissé un autre lien avec la planète, et ils ont vu à quel point elle était belle. Et ils sont revenus sur la Terre, avec un positionnement très différent vis à vis de la Terre. Un mathématicien français en a fait une vidéo, et il s’est dit que cette expérience Blueturn pouvait être un des remèdes pour nous aider à changer nos comportements vis à vis de la planète.

Propos recueillis par Kristell L.

 

 

 

 

 

 

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