Deuxième auto-portrait

Cette fois-ci, j’ai accepté de passer de l’autre côté du micro. Une interview à l’envers… Et voici mes réponses, trois ans après mon premier auto-portrait en novembre 2017.

Kristell, 35 ans, je vis à Pluvigner. Conteuse de vie, j’ai choisi le mot rêve pour me définir.

Lorsque tu étais enfant, quel était ton rêve ?

Cela risque d’être le même que lors de la première interview. Je voulais ouvrir un salon de thé-librairie, parce que j’adorais la bibliothèque de la Belle et la Bête. Et j’en avais un autre, je voulais la paix dans le monde, et qu’il n’y ait plus d’enfants impliqués dans des guerres.

As-tu déjà réalisé un de tes rêves ?

Oui, le salon de thé –librairie, oui, ce rêve je l’ai réalisé en ouvrant Des Feuilles et des Hiboux avec ma soeur. Et j’avais essayé d’œuvrer aussi, pour la paix dans le monde, même si je n’ai pas l’impression que ça ait fonctionné.

Quelle est la chose la plus folle que tu aies réalisée dans ta vie ?

Je pense que la chose la plus folle, que j’ai faite, c’est de m’inscrire à l’Oxfam Trail, de 100 km, et de m’être entrainée pendant six mois avec trois autres coéquipiers, pour réussir à marcher 100 km d’un seul coup, d’une seule traite. D’ailleurs, la première fois que j’ai marché 50 km, en une seule fois, la nuit des 50 km, j’ai cru que j’allais mourir. On est parti de Notre Dame de Paris, et on est arrivé à St Quentin en Yvelines, le lendemain matin. Quand je suis arrivée là-bas, j’ai cru que c’était fini. Mais je ne regrette pas de l’avoir fait, c’était génial. Vraiment. Un moment absolument merveilleux. Et puis, il y a surtout cette magie de l’instant présent, qui est incroyable. Comme, lorsque tu escalades une montagne, c’est la même chose. Et ça, je ne l’ai pas connu à de multiples reprises dans ma vie, mais à chaque fois, que j’ai participé à un événement, comme le semi-marathon, ou grimper en haut d’un volcan, le jour du nouvel an, à ces moments là, là, tu as la sensation, d’être vraiment accrochée à la vie.

As-tu déjà rencontré des coïncidences, des signes, des synchronicités qui t’ont permis de prendre un autre chemin, de changer de cap ?

Oui, j’ai fait plusieurs changements de chemin. J’ai décidé de démissionner après avoir regardé Wonderwoman. J’ai donné ma démission, le lendemain matin, pour pouvoir partir en voyage. Une autre fois, j’étais dans un spa à la montagne, et je regardais le paysage, entre deux soins, et à ce moment là, je travaillais à l’Assemblée Nationale, et en fait je me suis dit que je voulais travailler pour l’environnement. Et du coup, j’ai repris une formation en environnement pour pouvoir compléter mes formations et travaillé dans ce secteur. J’ai démissionné trois jours après suite à ce spa.

Quel est ton rêve aujourd’hui ?

Je suis en train de le mettre en place, je pense. Ce serait de permettre à des gens de venir dans le lieu que nous avons créé, pour qu’ils puissent commencer à oser leurs rêves. Les accompagner pour les aider à faire tomber les masques, à choisir de vivre leur vraie vie. Celle pour laquelle ils sont là. A travers les rencontres que nous avons faites à la longère, il y a plusieurs personnes qui ont commencé à prendre leur chemin, suite aux discussions, aux échanges. C’est là, c’est émergent. Nous, on est juste là, pour accompagner, écouter, déclencher une petite étincelle. Ou faire un petit déclic, mais c’est chouette de voir que certaines personnes prennent des décisions après être venues séjourner ou boire un thé chez nous.

Quelles sont les personnes qui te soutiennent dans la réalisation de ton rêve ?

Je suis bien entourée à la longère, avec Maxime, qui m’aide chaque jour et qui me soutient dans tous mes projets. Avec toutes les personnes qui viennent en tant qu’intervenant. Il y a un bel écosystème qui est en train de se constituer. Qui nous soutiennent. Je suis ravie de pouvoir travailler avec ma mère. C’est chouette de pouvoir monter ces partenariats, ces week-ends, ensemble. Plein de belles personnes qui nous entourent, et qui font avancer le schmilblick.  

De quoi aurais-tu besoin pour aller au bout de ton rêve ?

De temps. Et de foi. De confiance. Confiance dans l’avenir. Et aussi d’énergie. Parce que je me suis rendue compte, que dès que je manque d’énergie. Si j’ai assez d’énergie, je reste créative, je reste à l’écoute, je reste disponible pour les gens. Si j’ai suffisamment d’énergie, je suis capable de déplacer des montagnes, mais dès que je n’en ai plus assez, ça ne va plus.

Quel serait ton rêve pour la société de demain ? pour les générations futures ?

Que chacun se rende compte que le bonheur ne se trouve pas dans l’avoir, mais dans l’être. Et que l’être, c’est ce qu’on est, et c’est aussi ce que nous sommes venus faire ici. Mais ça peut aussi être des toutes petites choses du quotidien, et que chacun est extraordinaire par son histoire. C’est quelque chose, qui me tient à cœur vraiment. J’ai lu une citation, il n’y a pas longtemps. La vie des gens ordinaires peut être extraordinaire. Et je trouve cette citation très vraie. Elle m’a beaucoup parlé.

Souhaites-tu ajouter quelque chose ?

Que chaque jour qu’on vit, en fait, on peut changer de chemin. Et que si on décide de faire autrement, cela peut être par des toutes petites actions, mais on peut toujours mettre un peu de lumière dans la vie des gens.

Propos recueillis par Rémi F.

Crédit Photo : Virginie Menuet

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