Le rêve de Marie

Marie est sophrologue, et elle habite, une jolie maison, dans la forêt avec sa famille. Elle a choisi le mot authentique pour se définir.

Lorsque tu étais enfant, quel était ton rêve ?

Avoir un cheval.   

As-tu déjà réalisé un de tes rêves ?

J’ai eu un cheval. Un autre rêve, auquel je pense, nous avons construit une famille aimante, et nous sommes heureux d’être ensemble. Et c’était un vrai rêve de petite fille. Avoir un cocon confortable, rassurant, et où l’on rit. Plein de joies. Je l’ai construit avec Gwenno, c’est un rêve tous les jours. Je crois, même si ce n’était pas formulé comme cela, que devenir entrepreneuse, cela faisait partie aussi de mes rêves. Pas vraiment d’être entrepreneur, mais d’être libre. Et l’entreprenariat permet cela, sous certaines formes : ne pas avoir de limites si ce n’est celles que je me fixe moi-même. Et fixer son propre cadre, c’est tout l’enjeu de l’accompagnement que je propose, cela fait vraiment sens du coup.

Quelle est la chose la plus folle que tu aies réalisée dans ta vie ?

J’ai habité un moulin, je me revois dans le jardin, avec de l’eau qui coulait des deux côtés du jardin, en train de lire un livre de sophro. Et me dire, je ferai bien ça un jour. Sauf que j’avais un poste à responsabilité, qui me convenait et que j’ai toujours connu, et que j’exerçais depuis 10 ans. La chose la plus folle que j’ai faite, c’est en lien avec ce moment. Je me suis toujours dit, le jour où cela ne m’amusera plus, j’arrêterai. Et effectivement, le jour où cela ne m’a plus amusé, j’ai arrêté pour me lancer dans la formation de sophrologie. Tout en ayant aucune garantie, aucune visibilité, et en faisant juste confiance à ce qui m’habitait dans les tripes. Et ça, je pense que c’est un peu fou. Je sais que je fonctionne vraiment comme ça. Avec la boussole intérieure. Ce n’est jamais rationnel. Mais ce sont toujours des bonnes décisions.

As-tu déjà rencontré des coïncidences, des signes, des synchronicités qui t’ont permis de prendre un autre chemin, de changer de cap ?

Oui, cette appel là, d’aller vers autre chose et de me former à la sophro. Côté perso, je vais parler de l’intuition, je vais parler de ma forêt. Nous avons acheté avec mon conjoint. On a trouvé la maison sur le bon coin. On a vu des photos de l’extérieur. On a pris rendez-vous pour visiter la maison, et on avait rendez-vous le lundi ou le mardi de la semaine suivante. Comme je suis un peu têtue, et souvent impatiente, j’ai eu envie de trouver cette maison avant de faire la visite. Au moment où j’ai contacté l’agent immobilier, il m’a dit qu’à côté de la maison, il y avait un homme, qui faisait des formations en permaculture. On a tourné dans notre village, pour trouver la maison, et on n’a pas trouvé. Alors j’ai cherché sur internet les formations en permaculture et j’ai trouvé le lieu. Avant même de visiter l’intérieur, on a visité le jardin. Il n’y avait personne dans la maison. On a visité le jardin, qui était à l’époque un vrai roncier, puis je suis rentrée, dans un espace, un endroit où il y a un hamac aujourd’hui. Il est entouré d’une grande haie, cela m’a fait penser au labyrinthe d’Alice au pays des Merveilles. Et là, j’ai été submergée d’émotions, car je me suis sentie chez moi, à cet endroit. Je me suis dit, je suis chez moi. Gwenno a ressenti la même chose, avec une intensité un peu moindre. Quand nous avons visité la maison, je savais que c’était ma maison, et Gwenno aussi. C’était une chouette intuition, le cadre, le jardin, cela nous a indiqué que c’était chez nous. Cela fait plus d’un an que nous y habitons, et tous les jours, je me sens vraiment chez moi.

Quel est ton rêve aujourd’hui ?

S’il y a un rêve qui me plairait beaucoup, mais que mon côté cartésien me dit « Marie, ce n’est pas raisonnable », je voudrais, pour mes 40 ans, j’ai encore un peu de temps, je voudrais un poulain. Pour construire une relation de A à Z avec un cheval, et avoir un lien très authentique et très fluide, dans la relation que je pourrais avoir avec lui. Et accompagner un cheval sur toute sa vie, cela me parle beaucoup. En construisant la relation pas à pas, comme tu peux faire avec un enfant. Les chevaux sont aussi très authentiques, et c’est toujours très puissant cette relation. Et sinon, voyager, j’aimerais beaucoup voyager. Je n’ai pas eu l’occasion de le faire beaucoup jusqu’à maintenant. J’aimerais faire voyager mes enfants, leur faire découvrir le monde et d’autres cultures.

Quelles sont les personnes qui te soutiennent dans la réalisation de ton rêve ?

La première personne, sur laquelle je peux compter pour réaliser mon rêve, c’est moi. Je sais que j’ai cette capacité depuis toute petite, et c’est aussi en lien avec le cheval. Car mon rêve d’avoir un cheval a été stoppé net par mon père, qui m’a dit petite, le cheval, c’est un truc de riche. Je me rappelle, petite, j’étais en voiture, et je me disais, si, si, un jour, j’aurais un cheval. C’est une anecdote. Mais quand j’ai des projets, des envies, des choses qui m’animent vraiment, je sais que je suis capable de mettre tout en œuvre pour que cela aboutisse. Donc la première personne sur laquelle je peux compter, c’est moi. Et c’est, sans aucune prétention, c’est vraiment quelque chose de puissant à l’intérieur de moi. Après, mon conjoint, Gwenno, qui est toujours présent, au quotidien, à chaque minute. Dans mes phases, où j’ai des projets, parce que j’en ai cinq à la minute. Et il est toujours là, à m’écouter, à me soutenir, à m’encourager, à me rassurer. Parfois, à me dire, ce n’est peut-être pas trop le moment. On va peut-être temporiser un peu. C’est mon binôme, chaque jour, on chemine tous les deux.

Mes enfants, bien évidemment, qui sont aussi une grande force. C’est déjà un beau noyau. Et puis, dans ma vie professionnelle, je suis entourée de belles entrepreneures, qui me poussent à aller vers mes objectifs.

Quel serait ton rêve pour la société de demain ? pour les générations futures ?

Je pense à deux choses. La capacité à être joyeux, à s’émerveiller. C’est important pour moi, la capacité à s’émerveiller, de passer du temps ensemble. Des choses simples, et de retrouver de la joie au quotidien. Dans l’éducation que je donne à mes enfants, je ne sais pas s’ils le ressentent comme cela, mais j’ai très envie qu’ils prennent plaisir à être vivants. A être contents de vivre. Et pas juste vivre et penser à payer ses impôts demain… Il n’y a pas que ça. Et puis, la deuxième chose, prendre en compte l’autre dans sa vie. Ne pas vivre les uns contre les autres, ou à côté des autres, mais ensemble. De prendre en compte le ressenti des autres, d’aller vers l’autre. Sans parler du confinement, mais au sens plus large, au niveau social, au niveau culture, il y a beaucoup de séparation entre les gens, par la culture, la religion, l’argent, le niveau culturel ou social. Et plus ça avance et plus j’ai l’impression que nous allons vers une société de plus en plus cloisonnée, et qui est très enfermante. Et je ne suis pas sûre qu’en étant enfermé, on puisse vivre très heureux.

Souhaites-tu ajouter quelque chose ?

Ce que j’ai envie de partager :  continuer à mettre au centre de sa vie ce qui compte vraiment et ce qui fait sens pour soi, plutôt que de la polluer avec les tracas du quotidien, qui prennent beaucoup de place, et ne laissent pas assez de place pour ce qui est vraiment important pour nous. Toujours revenir à ce qui fait sens pour soi, à son propre cadre.

Propos recueillis par Kristell L.

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