Une île

La douceur de vivre des îles n’occulte aucun nuage du quotidien. Elle permet juste quelques instants de se laisser aller au rythme des îles, un autre tempo, aux rythmes indécents.

Un, et deux, et deux, et quatre. Le trois a été mis de côté, trop froid en ces saisons chaudes. Alors, la musique peut reprendre.

Un, et deux, et deux, et quatre.

Les vagues choisissent les notes qu’elles sifflent dans les rochers, les galets et les dunes. Une à une, elles émettent leurs idées, et irriguent les ondes de la côte de mélodies parfois bleues turquoises, parfois bleues indigo. A chacune son style.

Alors l’île se met à chanter, un air dont personne ne reconnait l’auteur, une mélodie bien à elle, façonnée par le vent, l’écume de la mer, et le sable. Ce cliquetis et les chants des oiseaux sont parfaitement accordés, et créent cette ivresse des îles si particulière.

Et puis la nuit apparaît sur l’eau, s’étend à la lueur des feux lointains et le silence vient. Rappelée par les étoiles, la mélodie s’éteint au profit du silence de la lune.

Kristell L.

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A la lueur de l’encre

À la lueur de l’encre

Il s’ignore, il s’étonne

Lorsque les gouttes de pluie façonnent

Une à une les sillons du cancre

 

À la lueur de l’ode

Elle chantonne, elle murmure

Un tempo à fier allure

À l’image de l’univers qui rôde

 

À la lueur de ta vie

Tu t’interroges, tu te questionnes,

La rose te berce et te ronronne

De rêves et d’illusions à l’infini…

 

Kristell L.